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DAS : un indice comparant la nocivité des portables

das smartphone

La question épineuse des effets des ondes électromagnétiques sur la santé n’est toujours pas tranchée. Or, les téléphones portables envolent tous les jours un champ magnétique vers notre cerveau. En l’absence de certitude, c’est le principe de précaution qui prévaut. La loi exige donc que les fabricants publient la puissance des ondes électromagnétique émise par chaque portable. C’est l’indice DAS…

Le DAS, c’est quoi ?

L’abréviation DAS désigne en fait un indice de débit d’absorption spécifique. Ce sigle s’applique aux téléphones portables pour indiquer le niveau de radiofréquences émises par le terminal vers la personne qui téléphone. Le DAS est calculé avec un téléphone fonctionnant en pleine puissance, dans des conditions extrêmes. Par exemple, le DAS est toujours calculé pour un usager posant son téléphone contre l’oreille (et pas avec un kit main libre). Il s’agit donc d’un indice maximal. Depuis octobre 2003, tous les mobiles vendus en France doivent indiquer leur DAS (dans le manuel d’utilisation). La législation française interdit aussi la vente de téléphones avec un DAS supérieur à 2W/Kg.

Pourquoi surveiller le DAS et les ondes électromagnétiques ?

Le DAS reflète donc le niveau d’ondes électromagnétiques qui atteignent l’utilisateur du téléphone. Or, depuis plusieurs années, ces ondes sont suspectées de jouer un rôle néfaste pour la santé des personnes. On sait déjà que les ondes émises par le téléphone produisent un échauffement. Les études menées par l’OMS semblent démontrer que la chaleur ne pénètre pas les tissus profonds. Cependant, les champs électromagnétiques ont d’autres effets, dont les conséquences sur la santé ne sont pas encore connues. On suspecte une action plus ou moins directe sur le matériel génétique, le cerveau, le système cardio-vasculaire… Les ondes électromagnétiques sont accusées de favoriser ou même de provoquer des cancers. A l’heure actuelle, aucune étude n’a pu confirmer ni infirmer ces hypothèses. Cependant, le législateur français a préféré appliquer le principe de précaution en mettant en place l’indice DAS.

Comment mesure-t-on l’indice DAS ?

Pour mesurer l’indice DAS d’un téléphone, il faut mettre en place une procédure de test très précise, définie par le comité européen de normalisation électrotechnique. Ce sont des laboratoires indépendants qui doivent réaliser les tests. Le téléphone testé est collé à l’oreille du « fantôme », un mannequin qui joue le rôle de l’utilisateur. Ce mannequin est rempli d’un liquide un peu épais, qui reproduit les propriétés de propagation des ondes à l’intérieur du cerveau humain. Le téléphone est ensuite mis en route à pleine puissance, avec différentes inclinaisons. Une sonde placée à l’intérieur du mannequin enregistre le champ électrique reçu. La puissance du DAS s’exprime en watts par kilogramme.

L’indice DAS et les précautions d’usage…

En plus de la publication de l’indice DAS, la directive de 2003 sur la sécurité des portables a obligé les fabricants à ajouter une rubrique « précautions d’usage » dans le manuel d’utilisation. Il s’agit de consignes de bons sens pour éviter les expositions inutiles et protéger les plus fragiles. Ainsi, il est recommandé aux femmes enceintes d’éloigner leur téléphone portable de leur ventre. Il faut aussi limiter l’exposition des enfants, car la pénétration des ondes est plus profonde chez les plus petits. Ces consignes doivent aussi rappeler que l’utilisation d’un kit main libre ou d’oreillettes est recommandée. Enfin, les précautions d’usage doivent informer sur le risque d’interférence avec divers équipements électroniques. Attention donc aux porteurs d’implants cardiaques…

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